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"JOURNAL BÊTE ET MÉCHANT". L'illustre slogan, né d'une lettre d'un lecteur outré, fut, dans les années 60, fièrement brandi par HARA-KIRI, antidote hors pair à la bienséance et à la presse normopathe.

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Mensuel créé en septembre 1960, défenseur acharné de la liberté de la presse, épousant d'emblée un ton provocateur, grivois, antimilitariste et souvent absurde, il révéla nombre de dessinateurs emblématiques, avant de devenir, en 1969, "L’Hebdo Hara-Kiri", version interdite un an plus tard après une couverture jugée scandaleuse sur la mort du général De Gaulle (ci-contre).

Dans la foulée, cette mise à l'index donnera naissance au toujours actuel "Charlie Hebdo", fondé par la même équipe, avec une ligne éditoriale tout aussi mordante

Par la suite, HARA-KIRI connut quelques tentatives de relance qui ne retrouvèrent ni l’impact ni la régularité du journal d’origine.


Quelques couvertures parmi les moins scabreuses (cliquer pour agrandir)



Sur quoi chaloupait-on alors ?


La marque Hara-Kiri a été rachetée en 1990 par un psychiatre de Bergerac (Dordogne) qui l’a ensuite louée à divers éditeurs.

Aujourd’hui, Hara-Kiri est surtout un souvenir culte, une référence dans l’histoire de la presse libre et provocante mais son esprit perdure à travers Charlie-Hebdo.



Moyenmoutier

Notes


Par François Cavanna, Georges Bernier (alias Professeur Choron) et le dessinateur Fred.


Ce qui n'empêchait nullement articles de fond et reportages.


Tels Reiser, Gébé ou Topor mais aussi les défunts Cabu, Charb, Honoré, Tignous et Wolinski, victimes, le 7 janvier 2015, de l'attentat islamiste perpétré contre leur journal, le jour même de la sortie de son numéro 1177 (ci-contre).


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