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IL EST DES IDÉES DONT L'ASSOCIATION RELÈVE DU CLAIR-OBSCUR. Après un bref échange avec l'un des courtois, méritants et serviables membres du Conseil Municipal des Jeunes, porte-drapeaux de surcroît,

se sont mis à trotter dans notre esprit, allez savoir, des mots tels que "cérémonie", "hommage" ou "célébration". Tant et si bien, qu'entre guinettes bordelaises et macarons, a germé l'idée de vous entretenir - édité par le Ministère de l'Intérieur et, pour nous, première véritable lecture de l'année nouvelle - d'un insolite fascicule de douze pages intitulé "Le protocole à l'usage des maires".

Nous vous proposons donc de parcourir le protocole susdit et les règles qui le régissent, en déroulant, cette semaine, la première, et la plus fournie de ses quatre parties, consacrée à :

LA CÉLÉBRATION DES FÊTES NATIONALES ET COMMÉMORATIVES

— Cette partie a pour exergue l'article 1er du décret 89-655 du 13 septembre 1989 stipulant que :

Les cérémonies publiques sont organisées sur ordre du Gouvernement ou à l'initiative d'une autorité publique. Les ordres du Gouvernement pour la célébration des cérémonies publiques déterminent le lieu de ces cérémonies et précisent quels autorités et corps constitués y seront convoqués ou invités.

— Suit le "calendrier des célébrations." Elles sont au nombre de 18, qu'elles soient prescrites par le Gouvernement (8 mai / 14 juillet / 11 novembre), ou qu'elles soient laissées à l'appréciation de telle ou telle autorité, comme peut l'être l'Appel du 18 juin.

Voici ce calendrier. Il se déplie et se replie d'un clic sur la pointe de flèche précédant son intitulé.

Calendrier des fêtes nationales et commémoratives

Viennent alors le placement et l'ordre protocolaires des autorités pendant une cérémonie (dans les départements autres que Paris). Le mode pour en prendre connaissance est identique à celui du calendrier. Ces placement et ordre donnent lieu à une illustration figurant neuf personnages en situation.

À l'extrême gauche, dossardée du numéro 9, est représentée une femme au titre inconnu (adjointe au maire ?). Se trouve également l'acronyme EPCI. Il signifie Établissement Public de Coopération Intercommunale.

Hors illustration est précisé que, "dans les cérémonies publiques non prescrites par le Gouvernement, l'autorité invitante, en l'occurence le maire, occupe le deuxième rang dans l'ordre des préséances, après le représentant de l'État."

Placement et ordre protocolaires des autorités pendant une cérémonie

Prises de parole et dépôts de gerbes fermeront aujourd'hui la marche.

Les premières, nous instruit la page 5 du fascicule, "doivent s'effectuer dans l'ordre inverse des préséances", le représentant de l'État dans le département s'exprimant toujours en dernier ; à l'inverse du maire de la commune qui, lui, parle le premier.

Quant aux seconds, les dépôts de gerbes, ils s'effectuent pareillement "dans l'ordre inverse des préséances afin de permettre un déroulement cohérent du cérémonial."

Cela signifie que le préfet dépose sa gerbe en dernier puis salue l'ensemble des gerbes en se mettant au garde-à-vous. Suivent alors minute de silence et Marseillaise.

Par ailleurs, durant une cérémonie officielle, ce afin de conserver le caractère unanime et non partisan de l'hommage rendu à la nation par ses membres, le dépôt de gerbes doit être limité aux seules autorités publiques ainsi qu'aux organisations d'anciens combattants.

Toutefois, au terme de la séquence officielle, partis politiques, syndicats, cultes et, de manière générale, tout citoyen, peuvent, eux aussi, procéder à un dépôt de cette nature.

 

Vendredi prochain 12 janvier 2024, poursuite de la lecture du "Protocole à l'usage des maires" avec pour seul et unique sujet LES SIGNES DISTINCTIFS DE LA FONCTION.

Nous vous renouvelons nos meilleurs voeux pour cette nouvelle année

 














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